Coronavirus : le Togo ne veut pas lâcher la chloroquine !

Des pays africains dont le Togo ont décidé de maintenir le traitement des patients de covid-19 à base de l’hydroxychloroquine malgré l’appel de l’OMS et d’une étude sur leur utilisation inefficace, voire néfaste.

Le Togo maintient son protocole de traitement des malades de covid-19 associant l’hydroxychloroquine à de l’Azithromycine, a confirmé mercredi le coordonnateur national de la gestion de la riposte, le médecin-colonel Djibril Mohaman.

« Au Togo, ce n’est pas la première fois que nous utilisons de la chloroquine. Tout le monde en a déjà pris une fois. Nous reconnaissons les effets secondaires de la chloroquine (…) Nous n’avons rien à perdre en utilisant la chloroquine. Nous continuons l’utilisation de la chloroquine », a confirmé mercredi le coordonnateur national de la gestion de la riposte au Togo, pour qui, l’étude ayant motivé la décision d’appel à l’arrêt des traitements de l’OMS aurait laissé de côté certains facteurs de risque à l’origine des décès des patients.

« Ça serait paradoxal d’attribuer uniquement le décès de ces patients à la chloroquine seulement. Donc en prenant tous ces éléments, on peut dire que la conclusion de l’étude des chercheurs de l’OMS a été biaisée », a souligné ensuite le coordonnateur.

Suspension temporaire

« À la lumière des récentes publications de preuves sur la sécurité et l’efficacité de l’hydroxychloroquine en tant que traitement pour les patients atteints de Covid-19, le Groupe exécutif de l’essai Solidarité a décidé d’arrêter temporairement l’utilisation du médicament à base d’hydroxychloroquine », a indiqué mercredi un document de l’OMS.

L’agence onusienne précise que cette décision a été prise « à titre de précaution, le temps que les données de sécurité soient examinées ».

Cette décision fait suite à la publication d’une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace ,voire néfaste, le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l’hydroxychloroquine contre la Covid-19, avait déclaré lundi le Directeur général de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle.

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